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Le doux frisson du crime - Journal du Goncourt des lycéens
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Le doux frisson du crime

vendredi 6 octobre 2017Comité de rédaction

Et voici aussi un texte sur La Serpe dont Victorine Sauvage, autre alliée de notre Achille, est sortie victorieuse (oui, le jeu de mots est un peu facile, je sais...). Merci au lycée Coubertin pour ces contributions régulières !

Dès la lecture du titre La Serpe de Philippe Jaenada, nous sommes pris de curiosité et d’envie. Pourquoi cet objet en particulier ? Que va-t-il se passer ? Beaucoup de questions se bousculent, ne nous donnant qu’une seule envie : ouvrir ce livre et découvrir ce roman !

Dans ce roman, Jaenada nous embarque dans la vie de la famille Girard pendant les premières décennies du XXème siècle, en particulier dans celle d’Henri, alias Georges Arnaud. Une partie du livre se concentre sur son enfance mouvementée dû à son caractère capricieux et son comportement plus qu’insupportable aux yeux de sa famille ; nous le suivons lors du procès l’accusant du meurtre de sa tante, son père et de la bonne dont il est le principal suspect. Par la suite, ce roman est partagé entre l’enquête de Jaenada sur Henri et la reconstruction de la vie de celui-ci suite au procès où il prend le nom de Georges Arnaud en tant qu’écrivain.

Durant ce roman, Jaenada nous place au devant de l’histoire : nous sommes plus que de simples lecteurs, nous devenons des témoins de leur vie. Nous sommes immergés dans les moindres recoins de la vie des protagonistes. En effet, ce roman policier de six cents pages peut en effrayer plus d’un mais l’humour introduit par le narrateur interne qui n’est autre que Jaenada nous amène à rire grâce à ses réflexions loufoques mises entre parenthèses et des interventions sur sa vie personnelle. Le contraste entre la violence et la complexité des meurtres dont est soupçonné Henri et l’humour décalé est surprenant mais irrésistible. La précision des informations données, le crime présenté, l’humour et la fluidité de la lecture créent un mélange parfait.

J’ai beaucoup apprécié de roman, le travail monstrueux fourni par l’auteur est impressionnant. Ce roman vaut la peine d’être dévoré par des lecteurs curieux.
Victorine