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Article à trois voix pour UN LOUP POUR L’HOMME - Journal du Goncourt des lycéens
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Article à trois voix pour UN LOUP POUR L’HOMME

mercredi 4 octobre 2017Comité de rédaction

Un texte ? Concernant quoi ? Ah ! Un loup pour l’homme ! C’est Brigitte Giraud : rassemblées par le jury de Pézenas, trois impressions de lecture qui prouvent à quel point on peut avoir des ressentis différents d’une même oeuvre.

Un texte faisant part de la lecture de Cléo, Eva et Max concernant Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud.

CLEO : La violence de Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud est dans les émotions des personnages, ce qui les rend très attachants. On suit trois personnages tout au long du roman : Antoine, appelé pour la guerre d’Algérie, Lila sa femme qu’il quitte enceinte, et Oscar, un blessé de guerre amputé de la jambe. Leurs émotions sont très détaillées, on connaît les sentiments de chacun, les personnages sont vraiment attachants. De plus l’histoire est captivante, on arrive facilement à s’imaginer une Algérie en guerre dans laquelle les habitants continuent de mener leur quotidien tout en vivant dans la peur des attentats à chaque coin de rue.

MAX : J’ai aimé ce livre facile à lire, fait de phrases simples et efficaces, avec des personnages attachants. De plus les évènements ne se passent pas comme l’avaient prévu les personnages. Lila est au début déçue par son arrivée en Algérie, Antoine pense davantage à Oscar qu’à Lila. La violence n’est pas décrite comme on pourrait s’y attendre : ce livre parle de la guerre d’Algérie on peut donc penser que l’auteur va nous raconter en détail les combats et leur violence. Or on voit la violence mais juste après les combats, sur place à l’hôpital, on imagine les corps meurtris, amputés, le sang partout. L’auteur décrit les blessures des combattants qu’elles soient physiques ou morales. Et puis on voit bien l’évolution des personnages. Antoine devient de moins en moins sensible aux douleurs des autres, il devient de plus en plus performant dans son rôle d’infirmier et Oscar reprend de plus en plus espoir.

EVA : J’ai adoré ce livre car le texte est vivant, on imagine grâce aux descriptions détaillées des paysages et on est plongé dans le décor algérien. C’est une lecture fluide, c’est écrit un peu comme si c’était parlé, le langage courant, parfois familier donne un effet de réel et donne l’impression de vivre les scènes. Le point de vue qui circule d’un personnage à l’autre afin de savoir ce que ressent chacun rend le texte très vivant.