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Critique littéraire de Mur Méditerranée de Louis-Philippe Dalembert - Journal du Goncourt des lycéens 2019
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Critique littéraire de Mur Méditerranée de Louis-Philippe Dalembert

mercredi 27 novembre 2019comiteredaction2019

Voici une critique de Mur Méditerranée envoyée par Yasmine, élève de 2de1 du lycée Robert Doisneau, qui exprime un avis mitigé.

L’histoire

Mur Méditerranée raconte l’histoire de trois jeunes femmes : Semhar l’Erythréenne, Chochana la Nigériane et Dima la Syrienne. Ces trois femmes vont chacune essayer de quitter leurs pays respectifs pour rejoindre le continent européen et vivre une vie plus agréable avec leurs familles et amis.

Mon avis

Selon moi, Mur Méditerranée nous présente une image réaliste de l’Afrique et du Moyen-Orient, en nous montrant qu’il y a bel et bien Internet au Nigéria ou que la cité d’Alep en Syrie était, avant les bombardements, une ville prospère et libre, remplie de couleurs. Le livre ne fait pas l’amalgame entre les clichés européens et la précarité réelle de certaines campagnes.
Aussi, les personnages bilingues (venant notamment de pays ayant plusieurs langues officielles) comme Chochana sont représentés de telle sorte que dans leurs dialogues on retrouve ce mélange de langues sans pour autant s’y perdre. L’écriture des personnages bilingues ne se résume pas à plusieurs phrases consécutives écrites dans différentes langues.

Cependant, le récit manichéen du livre est un véritable point faible : toutes les personnes "migrantes" sont victimes des grands méchants passeurs. On ne connaît même pas la motivation des passeurs, on ne sait pas pourquoi ils ont besoin de cet argent. Ils sont réduits à l’état de figurants, eux qui possèdent pourtant un rôle clé dans le récit.
De plus, la mention des religions des personnages est, selon moi, inutile. Elle ne sert qu’à stigmatiser les membres d’une communauté, en généralisant les comportements et caractéristiques. Par exemple, les passeurs, lorsqu’ils sont décrits, sont tous musulmans et portent une barbe fournie, ou encore, les chrétiens comme Semhar seraient tous de fervents croyants.

En conclusion, Mur Méditerranée offre un autre regard sur le sujet de l’immigration, en écrivant du point de vue des migrants. Néanmoins ce point de vue, qui se veut novateur, ne fait que renforcer ce qu’on sait déjà par les médias. J’attendais beaucoup de ce livre mais je me rends compte qu’en voulant abattre certains clichés, il en crée d’autres.

Yasmine

Le comité de rédaction