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Un ressenti très personnel de "La Vraie Vie" - Journal du Goncourt des lycéens
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Un ressenti très personnel de "La Vraie Vie"

jeudi 4 octobre 2018Comité de rédaction

C’est un morceau de son journal intime que nous offre Yacine suite à sa lecture de "La Vraie Vie"

J’ai hésité à propos du format à utiliser pour ce billet.
Au départ ce devait être un texte, peut-être un poème en prose mais je constate que ce sera comme la page arrachée d’un journal intime, enfin...intime ? Intime, il l’était jusqu’à ce que je décide de partager mon ressenti...

Il y a dans La Vraie Vie une tristesse qui s’ignore. Comme si tout cet univers ne connaissait rien à la joie, l’amour et les rires. Chaque scène dénote de la précédente de par sa mélancolie, sa fragilité.

Quand on lit les mots d’Adeline Dieudonné, c’est prenant, ça brûle la voix.
Je me suis dis que si un tel monde, de tels Hommes pouvaient exister, comment une once de bonheur, une once d’amour pouvait encore subsister. Je crois que ce livre a réussi à appuyer là où ça fait mal, à appuyer, -chaque page un peu plus-, les doutes qui pesaient sur mon cœur depuis déjà quelques mois. On ne peut qu’affirmer que ce roman est très réaliste : les probabilités de me lever un matin et de lire cette histoire dans des faits divers s’amplifient à mesure que les dernières pages résonnent en moi.

Alors comment l’amour peut-il exister ?

Dans un monde où un chasseur détruit une amibe à chaque colère, dans un monde où tout un corps tremble d’une joie sourde pour un simple mot affectif qui semble tellement coûteux à prononcer : « ma puce », dans un monde où la découverte du plaisir est confondue ingénument avec des sentiments pour l’admiré champion du démo, comment une chose aussi pure que l’amour peut-elle demeurer ?

J’en suis venu à la conclusion au fil de ces mots qu’il n’y a pas d’amour.

C’est un mot vide de sens qui espère que personne ne remarquera le creux qui l’habite.

J’imagine que ce n’est qu’un peu de passion qui se tarit avec le temps.

Quand un parent préfère son aîné à son cadet, quand un couple se sépare au bout de quelques années, quand un homme s’ouvre les veines malgré ses proches, je ne sais pas si c’est approprié ou non pour un adolescent de seize ans de penser cela, mais c’est une page de mon journal intime après tout...

Ce n’est qu’une constatation car même en sachant cela, je ne suis pas obligé d’être triste. Je ne doute pas que ça doit paraître déprimant, mais certains mots ont perdu de la charge qui les animait autrefois. Celui-ci n’a plus de sens désormais, c’est un cycle. Et même si l’amour n’existe plus, alors il reste pléthore de choses à ressentir.

Yacine, 1L

La Vraie Vie illustrée par Sandra