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En conversation avec Tobie Nathan... - Journal du Goncourt des lycéens
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En conversation avec Tobie Nathan...

lundi 24 septembre 2018Comité de rédaction

C’est au détour d’une conversation qu’Aésa m’a raconté son entretien téléphonique avec Tobie Nathan… Une conversation tout en simplicité, dont les grandes lignes sont retranscrites ici…

« J’étais en cours d’Anglais, donc cela devait être entre 13h45 et 14h40 mais je dirais plutôt vers 14h30 car ça a sonné avant la fin de l’interview. J’avais préparé à l’avance quelques questions pour ne pas être prise au dépourvu.
Tu savais que quelqu’un allait t’appeler ? Oui, et je me suis dit qu’il était préférable d’être préparée. On m’a prévenue que j’allais être appelée par Tobie Nathan…que je ne connaissais absolument pas !
Lorsque tu l’as eu au téléphone, tu n’étais pas impressionnée ? C’était un peu stressant mais nous avons finalement discuté de façon assez naturelle.
La première question que je lui ai posée concernait son ressenti à l’annonce de son nom dans la sélection. Il s’est dit très heureux car c’était une distinction que l’on donnait à son roman ; d’autant plus qu’il ne s’y attendait pas du tout.
Son livre raconte la rencontre entre Youri, un jeune gitan qui vagabonde un peu à Paris et un psychologue. Ce qui est surprenant, c’est qu’au début, on se dit que le psychologue va aider Youri et en fait, c’est Youri qui va beaucoup aider le psychologue. C’est une histoire qui vise à montrer que les enfants peuvent avoir en eux de grands pouvoirs.
C’est intéressant ce que tu dis car le titre n’est pas d’emblée très « accrocheur » pour des adolescents... Et pourtant, d’avoir conversé avec son auteur t’a sans doute donné envie de lire ce roman ? Absolument. D’autant qu’avec les questions qui ont suivi, j’ai continué à découvrir plus encore le livre de Tobie Nathan. Si cette interview peut permettre à son auteur de donner envie de lire, disons, à sa manière plutôt qu’à travers la 4ème de couverture, c’est un plus, je pense. Le livre, c’est le fruit de son travail, il y met tout son cœur.
Je lui ai aussi demandé ce qui l’avait inspiré pour ce roman et il m’a dit être « ethnopsychologue », métier qu’il exerce depuis quarante-cinq ans.
Le personnage de Youri est-il un personnage inspiré de la réalité ? Oui, il s’est inspiré de tous les enfants qu’il a rencontrés et qui cachaient au fond d’eux un « petit trésor ». Youri est un condensé de tous ces enfants, mal à l’aise, qui ne rentrent pas dans les codes...
Je lui ai demandé ce qu’il voudrait dire pour donner envie de lire ce livre. Il a répondu que c’était « un livre joyeux » et j’ai poursuivi en cherchant à savoir ce qu’il dirait à un lecteur qui serait en train de lire ce roman car je me souviens, l’an passé avoir aimé entendre parler certains auteurs des livres que j’étais en train de lire. J’avais apprécié la manière dont ils me captivaient.
Tobie Nathan m’a alors répondu ceci : " Il faut faire attention aux cinq dernières lignes de chaque chapitre. Ce sont des sortes de maximes qui expliquent l’histoire." Cela m’a intriguée ! 

Aésa et Sandrine