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Ce que peut être l’horreur humaine - Journal du Goncourt des lycéens
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Ce que peut être l’horreur humaine

lundi 13 novembre 2017Comité de rédaction

Bakhita de Véronique Olmi. Un roman qui lui a plu malgré certaines lassitudes.

En vue du Goncourt, j’ai eu une fois de plus la possibilité de lire un des ouvrages sélectionnés, celui-ci est nommé Bakhita, il est écrit par Véronique Olmi et est un roman abordant le sujet de l’esclavage dans le monde.
L’histoire parle d’une petite soudanaise qui se fait kidnapper à sept ans, se fait emmener loin de son village d’origine et va passer de marchand d’esclaves en marchand d’esclaves où elle subira de multiples violences. Le consul d’Italie la rachète à l’adolescence, avant d’être affranchie lors d’un procès à Venise. Elle vouera sa vie aux enfants pauvres et deviendra religieuse.

J’ai trouvé ce livre très intéressant parce qu’il m’a permis d’en apprendre plus sur l’esclavage, par exemple, j’ai appris qu’on abandonnait les esclaves trop faibles pour les marches d’esclaves, et pour éviter qu’un autre marchand ne les récupère, on les attachait à un arbre pour qu’ils ne s’enfuient pas et meurent sur place.
C’est avec ce thème que le lecteur plonge dans ce qu’on peut appeler « l’intrigue de Bakhita », ce roman qui vous prend au plus profond de vous-même pour vous faire ressortir toute l’empathie que vous pouvez avoir pour un individu. Bakhita, c’est l’espoir, Bakhita, c’est l’amour : l’auteur ne décide pas de vous attrister, au contraire, avec Bakhita, elle essaye de vous montrer sans subjectivité ce qu’est la souffrance. En passant par les caprices insensés de ses maîtresses, et les tortures qui ne semblent plus s’arrêter, Bakhita garde un certain espoir, en se rappelant des mots de sa mère à son propos : « ma fille est douce et bonne. » et garde cette phrase comme directive. Dès le début on découvre qui est cette petite fille, et on se lie d’amitié avec, comme si on la connaissait depuis longtemps.

Néanmoins, le seul argument négatif que je puisse trouver est le côté répétitif de certains passages, notamment au début à chaque fois que Bakhita change de maître, et j’ai dû lutter contre la lassitude que m’apportait cette lecture au début de l’histoire.

A travers ce livre, l’auteur montre du doigt ce que peut être l’horreur humaine. Il s’agit d’un roman très enrichissant qui nous apprend que l’être humain a des ressources inimaginables. Je recommande ce roman car il s’agit d’une grande leçon de vie.

Stel Yus
Illustration : secondes, lycée du Parc des Chabrières, Oullins.