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L’ORDRE DU JOUR - Journal du Goncourt des lycéens
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L’ORDRE DU JOUR

lundi 13 novembre 2017Comité de rédaction

Simon Anquetil du lycée Jules Ferry a aimé l’Ordre du jour d’Eric Vuillard.

Dans L’Ordre du Jour, l’auteur nous fait pénétrer dans les coulisses de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938. Éric Vuillard nous montre comment les grands industriels allemands de l’époque (et qui le sont toujours) ont aidé financièrement Hitler après la campagne électorale, qu’ils ont donc une grande part de responsabilité dans la mise en œuvre des projets d’Hitler. Dans le livre, on se retrouve immergé dans le contexte politique d’avant-guerre. On assiste à l’opposition entre deux dictateurs, Hitler et Schuschnigg, et on se rend compte du laxisme des dirigeants français et britanniques devant les actes d’Hitler en Autriche. C’est un roman historique mais on peut apprécier ce livre sans être un passionné d’histoire.

Tout d’abord, le livre a un grand intérêt historique, l’auteur parle d’un moment de l’Histoire qui est peu raconté et qui est le début de l’invasion allemande en Europe de l’Est. Cette annexion de l’Autriche ne fut pas militaire mais diplomatique, on suit tout au long du livre les négociations auxquelles le chancelier-dictateur Schuschnigg finit par céder. L’auteur a fait beaucoup de recherches pour parler avec précision de certains aspects de cette annexion. Par exemple, le chemin des troupes allemandes pour arriver à Vienne et faire défiler Hitler, le nom des principaux dirigeants nazis qui prenaient part aux négociations. J’ai vraiment aimé le fait d’être un spectateur direct de l’annexion.

Cependant, avant que l’on ait pénétré dans l’Histoire, le premier chapitre est assez long et rébarbatif. Il est très implicite et sans vraies précisions. On comprend que vingt-quatre riches industriels sont dans une salle avec un dirigeant, aucune précision n’est donnée sur les identités de chacun. L’auteur pour désigner les industriels dit : « vingt-quatre masques ». Ce n’est que dans le second chapitre que l’on nous donne les noms des industriels (Bayer, Opel,etc.) et du dirigeant qui est le dictateur Adolf Hitler.

Dans cet ouvrage, l’auteur relate un moment de l’Histoire tragique mais il ne manque d’ajouter des touches d’humour qui sont remarquablement placées. Il y en a lors des réunions entre les deux dictateurs, aussi l’auteur voit le chancelier autrichien Schuschnigg comme un faible dictateur ayant peur d’Hitler et se moque de lui. Dans l’Ordre du Jour, l’auteur a une vision sombre du contexte politique des années 1930 mais il l’atténue avec son ton comique, par exemple lorsque Hitler est hors de lui lors d’une réunion avec son homologue autrichien, Hitler qui paraît si puissant aux yeux de toute l’Europe semble bien vulnérable à ce moment-là.

Simon Anquetil