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L’ART DE PERDRE d’Alice Zeniter vu par le lycée Léonard de Vinci - Journal du Goncourt des lycéens
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L’ART DE PERDRE d’Alice Zeniter vu par le lycée Léonard de Vinci

jeudi 19 octobre 2017Comité de rédaction

Margot Bonnet, du lycée Léonard de Vinci, à Montaigu, nous propose une lecture de l’Art de perdre. Décidément, ce roman n’en a pas fini de faire parler de lui, et de manière variée.

L’art de perdre, un livre d’Alice Zeniter.

L’art de perdre est un roman qui, au fil de ses cinq cent pages et quelques, nous dévoile le passé de Naïma et les racines de cette famille venue d’Algérie comme tant d’autres, fuyant la guerre, une histoire qui finalement se relie étroitement avec l’actualité. Car pour raconter son histoire, Naïma doit d’abord connaître son passé enfoui dans le mensonge et le déni, un passé sombre, profond, angoissant, laissant le doute sur son existence même. Si on y suit tout d’abord le parcours du grand-père de celle-ci puis de son père c’est une aide pour le lecteur et peut-être aussi un fil que déroule Naïma pour mieux comprendre sa situation : Pourquoi elle ? Pourquoi là ? Et Pourquoi pas autrement ? Si jamais ce livre peut vous paraître long il faudra pourtant s’accrocher, on y découvre avec une précision saillante ce conflit dont on parle trop peu, ou dans le silence, lentement extrait de ce brouillard trop épais, par une jeune fille voulant la vérité mais gardant en elle un recul. Un recul face à ce pays, si proche et pourtant si loin, si familier et pourtant inconnu.
Ce livre est prenant, intéressant, vivifiant, vous incitant à connaître la fin de cette histoire qui n’en a pas vraiment, c’est peut-être la raison pour laquelle dans ma tête ce livre ne reste pas vraiment fini. Peut-être que c’est juste que je reste sur ma faim mais pour moi le déroulement du récit est plus intéressant à suivre que cette fin sèche et courte, et notre plus grand bonheur reste peut-être cette impression d’en avoir terminé avec cette histoire. Comme si on pouvait en finir avec la guerre, avec les préjugés, les peurs, les regrets, l’horreur qui vous rongent les sangs, et à la fin, un énorme vide.

Margot Bonnet , 1L1