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Bakhita d’après le lycée de Saint-Flour - Journal du Goncourt des lycéens
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Bakhita d’après le lycée de Saint-Flour

mercredi 18 octobre 2017Comité de rédaction

Manon nous propose une nouvelle critique de Bakhita qui semble interessante ! Et vous avez-vous lu Bakhita ?

Bakhita, Véronique Olmi

Véronique Olmi nous propose en quatre cent cinquante cinq pages le récit de la vie d’une femme, de sa naissance à sa mort, une femme exemplaire qui, malgré tout ce qu’elle va subir va se battre pour vivre. Ce roman est le premier roman historique de l’auteure et tiré d’une histoire vraie, ce qui nous touche davantage.
Véronique Olmi a vu le portrait de Bakhita devenue sainte dans une église et ce portrait l’a touchée. Nous savons que « la chanceuse » aurait pu mourir mille fois et qu’elle mourra, et nous sommes bouleversés et pleurons la fin de cette femme exceptionnelle.
L’injustice est un sentiment que l’on ressent tout au long de la lecture. Pourquoi tant de douleur, de souffrance sur les épaules d’une petite fille, puis d’une femme douce et bonne ? Plusieurs fois elle est trahie, plusieurs fois elle touche au but (comme lors de son évasion avec son amie Binah) mais elle finit toujours par retomber dans l’esclavage. Pourtant Bakhita se relève toujours et continue d’avancer grâce à l’espoir. Même si elle ne se rappellera jamais son prénom, l’espoir la gardera en vie, debout et forte : celui de retrouver sa sœur Kishmet ou de revoir un jour sa famille. Certaines scènes sont d’une extrême violence comme celle avec le bébé ou celle où Bakhita et la petite Yebit se font tatouer : Yebit n’y survivra pas et Bakhita gardera à jamais les stigmates de cette torture psychologique et physique. En rencontrant Dieu, elle continuera à aimer follement et intensément tous ceux qui ont croisé son chemin tout en acceptant d’avoir à être séparée d’eux.
Manon L.

Illustration : dessin de Lisa du lycée Joliot-Curie ; « Il tient le bébé par un pied et le fait tourner en l’air, comme une corde pour attraper un animal. Le bébé vomit et puis l’homme l’abat contre une pierre. Le bébé convulse (…) Une esclave tombe à genoux et elle prie en sanglotant » (P. 88)