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TROIS JOURS CHEZ MA TANTE d’après le lycée de Saint-Flour - Journal du Goncourt des lycéens
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TROIS JOURS CHEZ MA TANTE d’après le lycée de Saint-Flour

mercredi 18 octobre 2017Comité de rédaction

Et voici une nouvelle critique, très intéressante, de Trois jours chez ma tante du lycée de Saint-Flour ! Et vous ce livre vous a t-il plu ?

Trois jours chez ma tante, Yves Ravey

A la suite d’un départ mouvementé de France, Marcello Martini s’exile sur le continent africain, au Libéria. Vingt ans se sont écoulés sans qu’il ait reposé un pied sur le sol français. Il a vécu vingt ans loin de sa terre et de sa seule famille. Vingt ans ! Et sa vieille tante Vicky en a plus qu’assez ! Elle décide subitement d’arrêter les virements qu’elle offre habituellement tous les mois à son neveu. Elle va même jusqu’à convoquer Marcello chez le notaire envisageant de le déshériter. Marcello Martini se verra alors obligé de rentrer dans son pays natal afin de soudoyer sa tante, et ainsi, récupérer l’argent qui ne lui a pas été restitué. Son retour le plongera dans le passé, il devra affronter sa vie d’autrefois et les événements qui l’ont forcé à partir.
En début de roman, Marcello est inaccessible. Ni sympathique, ni exécrable, on ne sait pas à quoi s’attendre. Qui est-il ? Qu’a-t-il fait ? Quelles sont ses réelles intentions ? A quoi pense-t-il ? Tant de questions qui se bousculent dans nos pensées, rendant le roman étrangement addictif et prenant. Les contours de notre héros se dessinent au fil des chapitres et c’est à travers sa façon de voir les choses que l’on découvre sa vraie personnalité : insensible et dépourvu de pitié.
Yves Ravey nous explique son histoire lentement, pose une sorte d’atmosphère lourde et angoissante. Il ne donne aucune explication sur la psychologie de ses personnages, il nous invite à croire et imaginer.
Le style minimaliste de l’auteur défini par un niveau de langage courant ainsi qu’un vocabulaire basique rend le récit facilement compréhensible. En effet, ce roman se compose d’un enchainement de petites phrases d’actes ou de paroles, le texte est donc linéaire.
De prime abord, le roman peut paraître simpliste et sans fond, mais en s’attardant un peu plus sur le texte, on se met à réfléchir. Ce récit pourtant totalement fictif ne révèle-t-il pas la réalité de notre société actuelle ? Une société hypocrite, égoïste et vénale. On peut détester et mépriser notre héros mais finalement n’avons-nous pas tous une petite part de Marcello au fond de nous ?
Lucille