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David Diop lauréat du Goncourt des lycéens 2018 - Journal du Goncourt des lycéens
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David Diop lauréat du Goncourt des lycéens 2018

jeudi 15 novembre 2018Comité de rédaction

Lors des rencontres régionales de Rennes, nous avions rencontré David Diop.

Lorsque nous avons interviewé David Diop, avant le début de la rencontre, nous lui avons demandé ce qu’il a ressenti lorsque qu’il a su que son roman Frères d’âme avait été sélectionné pour le Prix Goncourt des Lycéens.
Il a répondu qu’ il était "très heureux" car cette sélection va lui apporter énormément de lecteurs, ce qui est quelque chose de crucial pour les auteurs.
De plus, il aime le fait que le prix soit associé aux jeunes, surtout qu’il pense que son livre peut leur plaire.

"Avez-vous lu ou commencé à lire les autres romans de la sélection ?"

- "Non je ne les ai pas lus, je n’ai pas eu le temps. Mais quand je le pourrai, je vais les lire. De plus, en côtoyant les auteurs cela me donne envie de lire leurs romans."

"Comment pressentez vous cette rencontre régionale avec les jeunes ? Quel est votre état d’esprit ?"

- "C’est ma 2ème rencontre régionale, je commence à avoir l’habitude de rencontrer des jeunes. Je suis très impatient, heureux d’être là. Je suis curieux de connaitre les questions qu’ils vont me poser. J’aime bien être interrogé par des jeunes"

"Selon vous, quels sont les points forts de votre roman ? Pour quelles raisons pensez-vous qu’il pourrait plaire ?"

- "Je pense que pour bien choisir un roman et voter pour lui, il faut le lire et le relire. Le point fort de mon livre tient du fait qu’il contient beaucoup d’émotions car il n’y a pas de filtre. C’est une histoire de poilus, on y trouve les conseils d’un jeune homme auquel les jeunes pourront s’identifier. Les lettres présentes dans le roman ajoutent une certaine intimité"

Dans l’amphithéâtre pendant la rencontre, des élèves l’ont interrogé sur son roman :

"Quelle est la part autobiographique de votre roman ?"
- "D’un certain point de vue, le personnage me ressemble de loin même si ce n’est pas moi. Je n’ai pas de grand-père qui a fait la première guerre mondiale. Mais même si j’ai donné à mon personnage mon nom de famille, ce n’est pas un roman autobiographique."

"Pourquoi tant de scènes de mutilation ?"

- "Je les ai juste décrites. Ce n’était pas pour choquer mais pour amener à s’interroger sur la sauvagerie dont l’homme est capable.
Qu’est-ce que la sauvagerie ? Pratiquer sa propre sauvagerie ou envoyer des hommes à la guerre. Le simple fait d’en parler est assez effrayant.
C’est la réponse dérisoire à une violence cataclysmique."