Warning: file_get_contents(/proc/loadavg): failed to open stream: Permission denied in /home/www/clemibretagne/www/JDGL2019/config/ecran_securite.php on line 378
Interview de Bernard Le Doze, cofondateur du Prix Goncourt des (...) - Journal du Goncourt des lycéens 2019
bandeau site
Journal du Goncourt des lycéens 2019 Envoyez-nous vos contributions ici :
jdgdl2019@ac-rennes.fr
embed
<iframe height="200" width="500" frameborder=0 scrolling=no src="http://journal-goncourt-des-lyceens.fr/spip.php?page=snip&id_article=101"></iframe>

Interview de Bernard Le Doze, cofondateur du Prix Goncourt des lycéens

vendredi 29 novembre 2019comiteredaction2019

Nous avons interviewé Bernard Le Doze, fondateur du Prix Goncourt des lycéens. Celui-ci a rapidement présenté sa carrière. Il a d’abord débuté comme professeur de lettres. En 1988 il a eu la chance de rencontrer Brigitte Stéphan, chargée de communication à la FNAC. Ils avaient en commun de vouloir réconcilier les jeunes de l’époque avec les livres en leur proposant d’autres lectures que celles des classiques imposés par l’école comme Flaubert ou Victor Hugo. Ils voulaient que les jeunes développent un sens critique et non un avis influencé par celui de leurs professeurs ou de leur entourage.
Bernard Le Doze et Brigitte Stéphan ont alors imaginé différentes opérations, dont le Prix Goncourt des lycéens, qui fut appelé ainsi à partir de la deuxième édition. A cette époque, ce n’était encore "qu’une petite opération, presque clandestine","c’est cette impréparation qui nous a rendu un grand service". Le conseiller de François Mitterrand avait d’ailleurs annoncé à Bernard Le Doze : "Ce prix ira très loin".
Au départ, les élèves avaient tendance à copier l’avis des critiques et à ainsi élire le même auteur que celui récompensé par le Prix Goncourt. Le but de Bernard Le Doze était alors de les mettre en confiance et de les pousser à se forger leur propre opinion. Pour la première édition, Bernard Le Doze et Brigitte Stéphan se sont d’abord centrés sur les lycéens de cinq établissements de Rennes avec deux professeurs accompagnateurs pour chacun, ensuite ils ont élargi le prix à la région Bretagne l’année suivante avec dix lycées, puis à l’échelle nationale la troisième année, année du lancement du concours de critique littéraire.
Au fur et à mesure les élèves sont parvenus à se détacher de l’avis de leurs professeurs dont le rôle est censé se limiter à celui d’accompagnateurs et de médiateurs, les lycéens s’investissent à leur façon afin "d’exprimer leur sensibilité". Pour améliorer le Prix Goncourt des lycéens, Bernard Le Doze s’est d’abord entretenu seulement avec les professeurs, puis seulement avec les élèves, et a ensuite confié à deux sociologues la tâche de se rendre dans les lycées et d’assister aux séances de travail autour du Prix. Ces derniers avaient pour mission d’observer les élèves, d’échanger avec eux. C’est ainsi que les Rencontres sont mises en place, au départ pendant trois jours puis deux jours, afin que les jeunes lecteurs puissent interagir avec les auteurs.
Bernard Le Doze termine avec ces quelques mots : "C’est que du bonheur !".

Pour le comité de rédaction, Lou et Lise

Portfolio